Les députés ont adopté le 21
février, en première lecture, le projet de loi de finances rectificative pour
2012 à 301 voix pour, 207 contre et 8 abstentions. Ce texte, qui ramène la
prévision de croissance de 1% à 0,5% pour cette année, prévoit notamment la
mise en place de la TVA sociale et instaure une taxe sur les transactions financières.
Il prévoit aussi
d’amputer sérieusement le budget de la culture en 2012. La mission culture perdrait ainsi 34,1 millions
d'euros, dont 21,1 millions pour le programme patrimoines, 3,5 millions pour la création et 9,4 millions pour la
transmission des savoirs et la démocratisation culturelle ; la diplomatie
culturelle subirait une baisse de 6,2 millions d'euros, tandis que le programme
médias et industries culturelles
s'allégerait de 22 millions d'euros. A cela s'ajoute, selon le Syndicat
national des entreprises artistiques et culturelles (Syndeac), une "ponction
de 15 millions d'euros au minimum, dès 2012, sur les crédits de la
culture", en vue de financer le projet de Centre national de la
musique (CNM).
Le Sénat, majoritairement à
gauche, a voté le 22 février une motion de procédure qui équivaut à un rejet du
projet de loi de finances rectificative adopté par l'Assemblée nationale. Le Parlement a jusqu’au 7 mars pour adopter le budget
2012. A cette date, en effet, députés et sénateurs interrompront leurs travaux
pour cause de campagne électorale.
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