La saison des ventes d’automne de New - York s’est ouverte le 1er novembre sur des résultats mitigés chez Christie’s. Sur les 83 lots présentés, 31 ont été ravalés, parmi lesquels
bon nombre d’œuvres importantes (la « Petite danseuse de quatorze ans » d'Edgar Degas estimée de 25 à 35 millions de dollars, deux toiles de Pablo Picasso, «Femme endormie » et « Tête de femme au chapeau mauve », estimées toutes deux entre 12 et 18 millions de dollars, « La Robe violette » d’Henri Matisse, estimée de 4 à 6 millions de dollars, un bronze d’Alberto Giacometti « Femme de Venise », estimé de 10 à 15 millions de dollars, « La Leçon » de Pierre-Auguste Renoir, estimée de 5 et 7 millions de dollars). Avec un bilan total de 141 millions de dollars, Christie’s est ainsi restée loin des 216 millions de dollars d’estimation basse espérés.
Du côté de chez Sotheby’s, sur les 70 lots mis finalement aux enchères, 81,4% d’entre eux ont trouvé acquéreur, dont 39 œuvres à plus d’un million d’euros. Le record de la vacation est revenu à la toile de Gustav Klimt « Paysage sur le lac d’Attersee », adjugée à 40,4 millions de dollars pour une estimation de 25 millions de dollars. A noter également les 18 millions de dollars obtenus par «Le Pont d'Argenteuil et la Seine » de Gustave Caillebotte, un record mondial pour l’artiste selon Sotheby’s.
Avec 340 millions de dollars, le produit des deux maisons de ventes affiche pour les impressionnistes et les modernes une baisse de 26 % par rapport à novembre 2010 mais une hausse de 38 % par rapport à novembre 2009 (247 millions de dollars). Il se situe globalement au niveau de novembre 2008 (370 millions de dollars), lorsque les ventes suivirent de peu la faillite de Lehmann Brothers. Quelques jours plus tard, les ventes d’art contemporain sont venues générer 635 millions de dollars, de sorte qu'au total on frise le milliard de dollars pour l'ensemble des ventes new - yorkaises 2011. De toute évidence il y a encore de l’argent sur le marché. Les gros acheteurs sont toujours présents à l’appel. Mais pas à n’importe quel prix.
Comparé à la bourse, le marché de l'art affiche une bonne santé qui conduit à s'interroger. Jusqu'à présent, en effet, lorsque l'une allait mal, l'autre ne se portait guère mieux. Aujourd'hui les deux mondes semblent ne plus obéir aux mêmes lois économiques. L'art, valeur refuge au même titre que l'or?
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